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Les conseils d’un dermatologue avant de s’exposer au soleil

L’hiver est enfin derrière nous et nous pouvons désormais nous projeter dans la chaleur de l’été prochain. Des questions des plus agréables viennent occuper notre esprit : ces vacances, nous allons les passer en bord de mer ou plutôt à l’océan ? Près d’une rivière sauvage ou à l’ombre des sapins en montagne ?
Bref, c’est le doux moment des décisions. Quelle que soit la destination choisie, il sera indispensable de bien se protéger des UV. Miel Melba a fait le point avec un dermatologue pour qu’il réponde aux questions que l’on se pose tous.

Miel Melba : L’été 2017 arrive à grand pas ; quelles sont les mesures de précaution à prendre pour pouvoir profiter du soleil sans risques ?
Dermatologue : Il est primordial de bien protéger les zones sensibles de notre corps que sont les yeux, le nez, les épaules, l’arrière des oreilles et des genoux, la nuque et le dessus des pieds. Il faut également éviter les expositions entre 12h et 16h. Porter des vêtements est le moyen le plus efficace de se protéger des UV et pour les zones non couvrables, on utilise de la crème solaire avec un indice de protection élevé et des lunettes de soleil efficaces.

Miel Melba : Y a-t-il des peaux à risque ?
Dermatologue : Toutes les peaux le sont mais le risque est plus ou moins élevé selon le type de peau, appelé phototype. Le phototype 1 présente le plus de risque. Il s’agit des personnes ayant une peau très claire avec des cheveux roux ou blonds, ayant les yeux bleus ou verts, présentant souvent des tâches de rousseur. A contrario, le phototype 6 affiche le moins de risque. C’est celui des personnes ayant une peau, des cheveux et des yeux noirs.

Miel Melba : Quelqu’un sans grain de beauté peut-il attraper un mélanome ?
Dermatologue : Oui, quelqu’un sans grain de beauté peut avoir un mélanome. On peut également avoir un mélanome dans une zone jamais exposée aux UV du soleil ou d’une lampe à bronzer comme le pli inter-fessier, la région génitale et les espaces inter-orteils (Bob MARLEY est décédé d’un mélanome inter-orteil ignoré !).

Miel Melba : Quand faut-il consulter un dermatologue ? Y a-t-il des symptômes lorsqu’on contracte un cancer de la peau ?
Dermatologue : Au moindre doute, il faut consulter un dermatologue ou à minima, se faire examiner par son médecin traitant. En effet, un cancer sur 3 est en cancer de la peau qui peut être évité si l’on suit bien les recommandations énoncées plus haut.
Pour les mélanomes, il est nécessaire de consulter un dermatologue quand on voit une modification d’un grain de beauté ou l’apparition d’un nouveau grain de beauté différent des autres ou de toute lésion nouvelle de la peau, pas obligatoirement foncée. Cela montre l’importance de procéder à un auto-examen complet régulier et de se fier à la règle ABCDE (A comme asymétrie / B comme bord irrégulier / C comme couleur non homogène / D comme diamètre / E comme évolution). Pour les personnes ayant un certain nombre de grains de beauté, un contrôle régulier de tout le corps, chez un dermato, est nécessaire. Pour les autres cancers de la peau, différents des mélanomes, mais tout aussi favorisés par les UV, ils se présentent en général et schématiquement comme des lésions persistantes, soit croûteuses, soit bourgeonnantes, soit des ulcérations (plaies chroniques) et dans ces cas, il faut consulter. Il est important de savoir que, plus le diagnostic est fait tôt, meilleur est le pronostic, particulièrement pour le mélanome dont on peut guérir à condition qu’il soit dépisté tôt.

Miel Melba : Dans les années 80, c’était la mode du bronzage à outrance ; notre peau est-elle moins résistante depuis 30 ans ou bien nous n’étions pas sensibilisés aux méfaits du soleil ?
Dermatologue : Rien n’a changé depuis les années 80 si ce n’est que le nombre de cancers cutanés (et particulièrement de mélanomes) a considérablement augmenté et ne cesse d’augmenter. La peau n’est pas plus résistante et nous ne sommes pas plus sensibilisés. Ce qui a changé, c’est le mode de vie. Les gens vont plus en vacances au soleil, et ceci toute l’année, voyagent vers des destinations lointaines plus exposées qu’en France notamment, font plus de sport en plein air et au soleil, jardinent et bricolent sans protection. L’exposition aux UV en cabine de bronzage et souvent sans surveillance s’est répandue. La diminution de la couche d’ozone fait que l’atmosphère laisse plus passer les UV les plus nocifs.

Miel Melba : Dans les magazines, il est écrit que pour avoir notre quota de vitamine D, il faut s’exposer au soleil. Pouvez-vous nous en dire plus sur ce point ? Les crèmes solaires ne font-elles pas barrière ?
Dermatologue : Il faut effectivement du soleil pour fabriquer la vitamine D dont nous avons besoin mais il est prouvé qu’une exposition d’une vingtaine de minutes par jour, au niveau des zones non couvertes par les vêtements et ceci pendant les mois ensoleillés suffit. Donc les activités quotidiennes courantes en extérieur suffisent car nous ne mettons en principe pas de crème solaire pour nos déplacements quotidiens. En effet la vitamine D fabriquée pendant cette période est stockée dans les tissus graisseux et utilisable toute l’année.

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